Montmagny - l'Ile aux Coudres
< Ballade en Charlevoix, entre champs et fleuve >

 

Quoi? Déjà en juillet, et à part quelques tours de ville, pas encore de vol voyage depuis ce hiver? C'est bien beau de faire ses classes sur bi-moteur, se concentrer sur le vol aux instruments, mais il y a des moments où l'appel des beaux jours ne souffre aucune excuse. Et aujourd'hui 12 juillet, c'est un de ces jours-là.

Alors 400ème de Québec oblige, c'est en direction de la Capitale Nationale que l'on part, avec pour terrain de jeu les îles du St Laurent, aux pieds des montagnes de Charlevoix.

[Crédit photos: Frédéric Faubert]

 
 

Départ de St Hubert, le 12 juillet 2008, sur le bon vieux Cessna 172 C-FIQX. A bord, Dior, Sylvain, Frédéric et moi. Un équipage mixte Bombardier - CS Canada. 100% ingénieurs, et un bon accent français. Maudits cousins...

Prise météo, plan de vol. On croise Brice, le nouvel instructeur en chef du Club. Visite prévol, plein complet, instructions passagers. Il est 10:00, on est prêts pour le départ. Plutôt pas mal, pour un samedi matin.

   
Sky Clear à St Hubert

 

Il voudrai qu'on lui fasse les carreaux avec ça l'monsieur?

 

Virage pour sortie Nord. Montréal, on se reverra ce soir

 

Dans les Caontons de l'Est, rien de nouveau

 

A bord, l'ambiance est bonne et détendue

 

Passons Trois Rivières

 

Je crois que je pourrai me plaire ici. Quizz: c'est où?



Et devant nous, Québec!

 

Vue imprenable sur ses fameux ponts

 

Les grosses festivités se préparent pour le 400ème.
Prêts pour Paul Mc Cartney?

 

Emblématique Château Frontenac, et la basse ville

 

L'Ile d'Orléans, qui s'étale aux milieu du Fleuve St Laurent

 

Chutes de Montmorency, et leur parc derrière

 

C'est bon, la roue est toujours accrochée,
on ne s'est pas pris la ligne haute tension...

 

Une vue splendide sur les îles du fleuve
Ile d'Orléans (devant), Iles aux Grues

 

Une des Îles aux Grues, et sa piste privée.
Tentant, n'est-ce pas?

Montmagny, finale 26


 
 

Après 1.7 heures de vol, on atterrit finalement à Montmagny (CSE5) pour une pause avitaillement, conformément au plan de vol. L'AVGAS y étant "seulement" à 1.68$ + taxes le litre, comparé aux 2.20$ le litre à Charlevoix, on s'est dit qu'il serait sympa d'y faire une pause, tout près du fleuve.
Accueil et service agréables, quelques jolis coucous à observer. Malheureusement, une sorte de falise + fossé séparent la piste des battures et du fleuve, donc il faut oublier le pic-nic le long du St Laurent.

   

Joli petit aéroport de montmagny (CSE5), propre et sympathique

 

Pour un tarmac, on a vu plus moche point de vue

 

 
Un curieux engin, avion d'obsservation sans doute,
au look rappelant un vieux Storch. C-GPEP

 

Après investigation, il s'agit d'un Wilga 32, datant de 1967; cet exemplaire semble être le dernier encore en état de vol. Pour la petite histoire, il aurait été importé de France, sous l'immatriculation polonaise , SP-PBN, puis SP-FWD.
La seule autre photo que j'ai pu trouver de lui a été prise sur le mythique terrain de Biggin Hill, UK
, en ... 1968!
Avion de construction polonaise, inauguré en 1962, il fut conçu pour le vol sportif, tractage de planeurs, largage de parachutistes, et l'observation. Doté de capacité "STOL" (short Take-Off and Landing), il fut utilisé un peu partout dans le monde, et en particulier en Pologne où il sert encore d'avion de club. De nombreux pilotes polonais se sont d'ailleurs illustrés dans des championnat internationnaux sur ces appareils, notemment dans des épreuves d'atterrissage de précision.

   

 

Biggin Hill Air Fair, 1968

 

 

Bon, après cette pause hitorique, c'est reparti pour un saut de puce, à travers le St Laurent, jusqu'à l'Ile aux Coudres, en face de Baie St Paul. Dior passe aux commandes, concentrée sur mes instructions.

   

Roulage, et remontée de piste pour un décollage en 26
Pas grande activité sur L'UNICOM de Montmagny

 

Dior aux commandes.
Regarde aussi un peu en bas, c'est beau...

 

Le chapelet des Îles aux Grues, Charlevoix au fond

 

Le Massif de la Petite Rivière St François:
Ses pistes de ski qui tombent dans le Fleuve.

 

 

Au milieu de ces majesteux paysages, je m'annonce comme d'habitude sur 126.7MHz, la fréquence d'auto information. Surprise, Info-Québec m'en sert une salée, en me rappelant que notre heure estimée d'arrivée à Montmagny est dépassée depuis 1:30, que je n'ai pas clôturé mon plan de vol, et que les procédures de recherche ont débuté. (faut pas caopter non plus, ça commence par appeler notre cellulaire, puis l'aéroport de Montmagny, dont on était les seuls visiteurs du midi).
Je sers évidemment mes plus plates et repentantes excuses, et finit le vol, penaud, jusqu'à lîle aux Coudres que l,on voit déjà devant nous.
On s'annonce sur 122.8MHz, verticale terrain, et pendant qu'on descend côté inactif, une camionnette s'amène sur le parking gazonné.

   

 

arrivée sur l'île aux Coudres



Survol de la piste, CTA3

 

Dernier virage

 

La piste, bucolique, de l'Île aux Coudres



Pas pire, le parking!

 

La propriétaire du terrain vient très gentiment nous saluer à la descente de l'avion. Je l'avais rencontrée la dernière fois, et nous avions discuté. Depuis, je l'ai également eu au téléphone à chaque fois que je prévoyais un vol vers son si agréable terrain. Elle nous propose d'attacher l'avion, et nous donne même un lift jusqu'à un voison qui loue des vélos pour les promeneurs.

C'est donc parti pour un grand tour de l'île, sacs sur le dos. Dior et Sylvain sont en tandem, et nous harpentons joyeusement les petites routes de campagne, à la recherche du spot idéal pour un pic-nic.

   



C'est pas le tour de France, mais presque...

 

Et bah je crois qu'on a trouvé le bon spot!

 

repos et digestion, sur les rochers


Séance "mouettes"

 

Retour à l'avion. Dernière sieste, alors que les bibites commencent à sortir. Lecture, sieste. Coups de soleil. la vie est dure...

   

 

Ca ne vous donne pas envie de rester quelques jours, planter la tente?

 

Le soir tombe. Il va falloir penser à rentrer...

 

Finalement, c'est le retrour, à 20:15. Plan de vol déposé pour une arrivée à Montréal synchronisée avec les feux d'artifices. On survole le parc de de la Jacques Cartier (et la majestueuse vallée éponyme), contourne la CYR 603 (zone militaire) et pousse péniblement vers montréal, malgré un bon 25kt de face.
Au loin, les feux d'artifices de Montréal crépitent. Mais aussi ceux de plusieurs autres villes, un peu partout autour de nous.

Suite du récit: Feux d'Artifices

   

 

Retour sur Montréal, à la nuit tombée

     
     
   

   
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