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8.
Retour par Charlottetown |
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OK. Il est 4h00 du matin, nous sommes à Miquelon. Quasiment le point le plus loin de Montréal de tout notre trajet. Notre mission, même si on ne l'accepte pas, est de rendre le C172 à Montréal à 12h00 heure local. (nos montres y sont restées anyway) Bref, un énorme trajetqui va être long et rude. Mais les vacances étaient à ce prix!
Miquelon / Charlottetown
La tempête est passée, le temps semble se dégager lentement. A peine la brune dissipée localement (voir très localement), on prend notre envol, direction Charlottetown pourrefuel et passer la douane, obligatoire au retour au Canada.
On décolle donc de Miquelon, en traversant la couche qui commence à se morceler. Le soleil va bientôt se lever au dessus de la mer de nuages. (note pour Transport Canada : on voit toujour la mer en dessous) Une traversée magnifique sous les premières lueurs de l'aube. |
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Levé
de soleil au dessus d'une mer de nuages
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La suite du vol se fait le long des côtes de Terre Neuve où le soleil et les nuages jouent les esthètes avec la mer et la terre.
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nuages qui déferlent
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Arrivés à St Andrews - Port aux Basques, une brume couvre tout. Descendus toujours plus bas vers les villages, impossible de remonter. Le contact radio avec Halifax info est également perdu, et c'est avec soulagement que l'on arrive à contacter quelqu'un à Stephenville qui nous dit que les conditions météo permettent un éventuel atterrissage de précaution là bas. Sauf que c'est le Canada, et qu'on vient de France... Hésitation, demi-tour, montée au dessus de la couche pour avoir un meilleur point de vue sur la situation. Finalement le temps paraît potable vers le Sud Ouest, et on décide d'y aller. Il nous reste plusieurs possibilités pour se poser en cas de soucis météo. L'essence aussi commence à
nous titiller. Combien a-t-on consommé jusqu'ici? Un rapide calcul
(parce que la précision des jauges avoisine celle des prévisions
de Nostradanus) nous fait hésiter sur la destination à viser.
Charlottetown serait l'idéal pour les douanes et pour l'essence.
Mais avec un bon 35kt de vent de face, nos performances sol s'apparentent
à celles de meules de récup' grimpant les aiguilles de Bavellal.
Pis on ne peut même pas descendre pousser... Heureusement, pas de paniquye à bord. On a encore plusieurs options possibles. Se faire sermoner par les douanes étant la moins risquée. Un autre problème vient du fait que, n'ayant pas accès à un téléphone à Miquelon, je n'avais pas contacté les services de douanes. Halifax info nous l'a fait remarqué lors de notre dépot de plan de vol depuis les airs. Ca s'était gérer de façon tellement simple pour aller à St Pierre! Théoriquement, l'agent a essayé de régler la chose. Mais comme on a perdu le contact radio (distance-altitude incompatible...) on ne sait pas de quoi il en retourne...
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Un des derniers
villages de Terre Neuve
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Et puis finalement, la PEI est en vue. Les réserves semblent correct, on peut aller directement à Charlottetown sans pause dans un champ. Ouf! Par contre, la Tour ne semble pas avertie de notre arrivée... Halifax info n'a pas bien transmis le message. On se park finalement à l'aéroculb, n,arrivant pas à décoder les messages de la Tour qui essaie de nous dire où aller voir les douanes. Les gens du club sont très
sympathiques. On refuel le coucou, sèche le siège, et contacte
les douanes. Qui finissent par venir, 2h plus tard, pour faire une inspection
munitieuse de l'avion. Les 2h nous ayant permis de finir les restes de
saucisson et autres produits contamiés venus d'Europe.
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terre!
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C'est sous unFull tank, on peut
repartir plein ouest. Le temps presse, on a déjà perdu 3h
ici... Le prochain reful est prévu à Fredericton.
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Refuel en 4ème vitesse, on repart. Il est déjà 13h00. Et on est encore loinde Montréal... Reste le Maine à survoler (évitons de nous poser aux États si possible...), et les cantons de l'Est. Aller on ne perd pas une seconde.
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Bon bah tout droit?
Vacances réussies?
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Retour, avec 4 "petites" heures de retard. Des images plein les yeux, une fatigue qui m'écrase à peine le pied posé à terre. (contrecoup de ce retour intense). Il aura bien fallu un mois pour
faire ce bilan du vol. Bons vols!
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