7. St Pierre et Miquelon
< T.O.M. oublié >

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Qui connaît St Pierre et Miquelon?
Peut-être le Territoire d'Outre-Mer le moins médiatisé. Le moins attirant aussi, a priori. Non ce n'est pas Polynésie, il n'y brille pas le soleil des Caraïbes, et l'eau est loin de celle de la Réunion. Personne ne comprend d'ailleurs vraiment pourquoi la France a gardé ces 2 îlots perdus au Sud de Terre-Neuve. Pas encore de batteries de missiles tournées vers Washington - nos sous-marins s'en chargent.
Et pourtant. Flotte sur ces îles un parfum franchouillard, qui marque d'autant plus un émigré comme moi qui n'a plus vu son pays depuis plus d'un an. Ses manies, son caractère, ses traditions et ses misères. Qui se souvient alors pourquoi il est parti. Mais aussi pourquoi il reviendra - peut-être.

 

Gander / St Pierre
2:00
St Pierre / Miquelon
0:20

 

Venant de Gander, la côte Sud de Terre Neuve nous apparaît enfin, alors que quelques nuages commencent à barrer l'horizon. Toujours aussi dépeuplée, la terre s'anime toutefois de quelques rares villages, une route, des ports.


Les péninsules qui se jettent dan la mer ont fière allure, et c'est avec regret que vous avons dû shunter celle d'Avalon, au Sud de St John's. Mais le temps (et les finances) nous manquaient pour pousser jusque là. Questions de compromis.

 

 
   

 

Enfin la côte, et une trace de civilisation

 

 

Un brin de soleil

 

Puis viens la traversée maritime qui nous amène... en France!
Ridicule sur la map, le trajet nous prend tout de même un bon bout de temps. Les échelles sont difficiles à juger dans ces régions là, surtout après avoir déjà parcouru plusieurs milliers de kilomètres en quelques jours.
Révisant nos hestimation d'HEA pour la tour de St Pierre, on arrive tout de même en vue de Miquelon, village isolée (700 habitants) au Nord de l'archipel. Un archipel également plus grand qu'on ne se l'imagine, dans l'ombrage de la grande soeur Terre Neuve.


Un peu comme aux Iles de la Madeleine, une longue langue de sable rejoint les différentes îles en un long ensemble d'un bon 50km de long.

 

   

 

Miquelon, péninsule Nord de l'archipel

 

 

Le village de Miquelon dans un rayon de soleil

 

Sud de l'archipel principal,
et langue de sable au fond

 

 

Et enfin on rejoint l'île de St Pierre, où se niche la ville principale (7000 habitants), t évidemment l'aéroport international français LF-je-ne-sais-plus-quoi. Ca change des CY!

Désert comme de bien entendu, le tarmac n'attend que nous. Les joyeux compères pompistes expatriés aussi d'ailleurs. Les douanes aussi, bien sûr. Tout le monde n'attend que nous on dirait. De la Tour à la station météo, on aura encore fait leur journée!

Le brin de causette en Français de france avec les pompistes semble déplaire aux douaniers qui trépignent. Amabilité en option, le premier contact est plutôt froid avec le chef des douanes. Heureusement, les autres sont plus portés à rire, y compris leur chien qui doit sentir le ciflard qu'il nous reste, et qui témoigne immanquablement de nos bonne intentions envers la Patrie.

Ils nous laissent donc filer sans trop d'accrocs, et on file à la Tour réclamer avec candeur un zoli tampon de St Pierre, comme dasn le bon vieux temps des 1ères navigations quand on passait le brevet de pilote. Le contrôleur, bien sympatique, nous fait un brin de cuasette. Et finalement nous renvoie aux étages administratifs pour le coup de tampon. C,est bien la France : au sommet, le contrôleur qui regarde les aiguilles tourner, à défauts d'avions. En dessous, 3 étages de fonctionnaires qui dorment en silence, tampon sous le coude. Et au sol, une joyeuse gang d'expats qui semblent bien s'éclater dans leur kangoo de service, et qui nous trimbalent gentiment d'un bout à l'autre de l'aéroport.

 

 
   

 

St Pierre

 

 

Etape de base

 

Et finale sur l'aéroport international de St Pierre

 

 
   

 

Comme le temps semble se gâter rapidement, et que l'on est censés être de retour... le lendemain, on va faire un point avec le responsable de la station météo.
« Si vous aimez traverser les lignes de grain d'une tempête tropicale, partez tout de suite pour Halifax, c'est le bon moment!»

Oui, aussi absurde que cela puisse paraître, il faut aller jusqu'à Miquelon pour trouver une tempête tropicale. C'est ce qu'on appelle avoir de la chance. En fait c'est un phénomène assez courant qui fait que les ouragans qui dévastent le Golfe du Mexique remontent souvent jusqu'au Canada, généralement le long de la côte. Et là, paf, c'est pour nous. Oh, pas de quoi transformer Halifax ou St Pierre en Nouvelle Orléans, mais tout de même de quoi dissuader notre C172 de prendre la route.
Bilan météo en poche, et quelques doutes de plus quant à notre planning de retour, on remonte rapirement en selle avant que ça se gâte pour rejoindre Miquelon, au Nord, plus "autentique" et sauvage que St Pierre, à qui l'on dit au revoir.

Au passage on pourra admirer l'ancienne piste d'atterrissage de St Pierre, sur laquelle désormais des maisons ont poussé. (c'était écrit sur le VAC : «attention, piste hors service au Nord Est des installations») Difficile de se tromper tout de même!

 

 
   

 

St Pierre, 7000 habitants

 

 

L'ancienne piste désafectée

 

Au revoir St Pierre!

 

 
   

 

La pluie commence à tomber, et on se rend au plus court vers Miquelon, notre destination de la journée. Full tank évidemment, il ne s'agit pas de brûler du pétrole avant de rejoindre le Canada continental.

Un troupeau de phoques sur un banc de sable, qui fait en général l'attrait des touristes, échappe malheureusement à notre vigilence, pressés que nous sommes à atterrir à Miquelon avant la tempête.

 

 

C'est sous un ciel peu attirant que nous arrivons à Miquelon, oubliant de survol le village pour annoncer notre présence, nous privant ainsi d'un lift vers le centre-ville.

 

 
   


A imaginer :
La possibilité d'une île... sous le soleil


Le grand Miquelon. 700 habitants

 

 
   

 

Aéroport surchargé s'il en est. Pas une âme, pas un coucou.
Pour du dépaysement, c'est du dépaysement!
Séance méticuleuse de plantage des pieux pour arrimer l'avion, en prévision d'une consoeur de Katrina prvue pour la nuit.

 

 
   


 

On y était!

 

Séance de plantage de pieux
pour arrimer l'avion en prévision de la tempête

 

Miquelon, résumé parfait

 

Making off :

VIDEO

Durée 0:04
Taille 2.2Mo


 

 
   

 

Petit tour en ville pour retrouver avec une joie avouée les Peugeots, Renaults, les boites aux lettres jaunes, La Poste fermée, les euros, l'absence de taxes et de tip à payer quand on a fini un repas, les jeunes en mobylettes, le Martini blanc à l'épicerie, à côté du saucisson, les STOP sans "arrêt". Les panneaux d'entrée en ville, aussi, comme une entrée au pays.

Le drapeau tricolore flotte un peu partout, beaucoup plus qu'il ne le fait en France. Mode d'amérique du Nord, et attachement plus grand à la métropole peut-être. Une façon de ne pas oublier la particlularité de ce caillou où l'on sait encore chanter la Marseillaise.

 

 
 
 

 

Jeunes oisifs

 

 

Place centrale

 

 

Mairie, au style improbable

 

 

Au coeur du village, sous la pluie, on rencontre les 2 cyclistes québécoises. (cf chapitre précédent), trempées.
Elles nous indiquent une gargotte où l'on finira par se manger un bon steak aux échalottes.
Le reste de l'après midi se passera en grande partie chez une grand-mère fort sympathique, dont le salon sert à la fois de café, de salle de jeux, de borne touristique, et de halte goûter, grâce à ses gâteaux et patisseries maison que nous dévorons tout au long de l'après midi!
Un eptit tour dasn un improbable musée de la ville (qui fait plutôt antiquaire ou vide-grenier), tenu par une fille qui semble trouver la vie de Madelonot plutôt platte.

Manque de bol, l'église est fermée. Ses magnifiques fresques nous restrons donc inconnues. Aller, encore une petite part de gâteau à 1EUR pour s'en remettre!

 

 

 

La maison-café-pâtisserie

 

 

 

La pluie se calmant un peu, un petit tour au port s'impose. Voir arriver le bâteau de St Pierre, façon "normale" d'arriver sur l'île. C'est toujours délicat de faire face aux débuts de conversations du genre :
«Ah, et vous êtes venus par le bâteau de 9 heures?»
«Euh... non, plutôt par l'avion de 10 heures...»

La plage, bien ventée, nous offre tout de même une jolie promenade, en suivant du regard le travail des pêcheurs qui vont bientôt rentrer au port.

 

 

 

Ballade sur le port de Miquelon

 

Plage plutôt ventée

 

Un temps idéal pour la pêche

 

 

 

Une faim de homards nous prend soudain. Il doit bien y en avoir ici? Oui mais est-ce encore la saison? Au xIles de la Madeleine, c'était déjà fini...
On en discute, argumente, rêve, tout en se balladant à travers le village. «Ah mais même si on en trouve, les faire bouillr dasn la popote, ça ne va pas être évident...»

Quand finalement on aperçoit un type dans son abri de jardin, face à un gros chaudron qui a l'air de bouillir. On va le voir, entammons la discussion... «Par hasard... vous sauriez où trouver des fruits de mer... ou même des homards...?»
BANCO! Il vient d'en pêcher une dizaine, que l'on découvre soudain à ses pieds, bien vivants. Il s'apprêtait à les faire bouillir : «revenez d'ici 30 minutes, ils seront prêts!»

Parfait. Un bon repas en perspective. Une bonne façon de se remettre de la pluie de la journée, qui par chance a maintenant céssé.

 

 

 

Notre improbable pêcheur

 

30 minutes plus tard

 

A table!!!

 

 

 

Apéritif sur la plage pour laisser refroidir les 3 homards.

Descente de Martini à la Fabrice, un peu d'harmonica encore bien hésitant... va falloir que je retourne à Peterborough! ;)

On décide de monter la tente sous l'aile, afin d'éviter un peu de l'eau qui devrait tomber cette nuit. Malheureusement, mon idée d'étendre une grand bâche verticalement le long de l'aile se heurte à des problèmes techniques. Tant pis, ça nous servira de table pour le souper.

Andréas s'essaye à un petit bain dans l'océan. Pas si froid, parait-il...

 

 

 

A table!!!

 

 

Prost!

 

Que d'eau...

 

 

VIDEO

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Taille 2.2Mo

 

Retour au terrain d'aviation, à 15m

 

Une petite nuit sous l'aile

 

 

 

Séance photo avant d'attaquer les homards

 

 

 

Belles bêtes

 

 

Un petit creux?

 

 

Les nouveaux amis du FIQX

   
 

 

La table est mise

 

 

Utilité du marteau à bord d'un avion

 

 

Et on finit les pinces

 

 

 

Ventre bien remplis, il ne reste plus qu'à trouver le sommeil. Réveil à 3h30 du matin demain, en espérant que la tempête soit passée...

En tous cas pendant la nuit, des vents bien violents couchent à moitier la tente, empiétant plus que de raison mon esapce vital dasn la tente. Enfin, le plus important est que l'avion tienne le coup. Avec l'arrimage qu'on lui a mis, il y a peu de soucis à avoir : 9 pieux, 6 sangles, 2 cales, et le frein de parking.
Aller bonne nuit, et laissons la tempête passer...

 

 

 

Bien mangé?

 

Calme avant la tempête

 

 

 

 

 

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