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Terre Neuve - Fogo |
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On quitte désormais la
région du Gros Morne et son relief étonnant. Mais pour aller
où? Aller, trêve de discussion, on va y faire un tour. Au pire si on ne peut pas se poser, on ira sur Gander. Et puis de toutes façon, on a envie d'aller voir toujours plus au Nord si des icebergs s'y cachent. Alors du coup, c'est sur notre route!
Deer-Lake / Fogo Normalement, les icebergs, ils dévalent les côtes du Labrador, et longent Terre Neuve. Même au mois d'août, on en voit assez régulièrement. Normalement. Parce que comme par hasard cette année, niet, nada. Pas la queue d'un. Paraît que même au Labrador où ça pullule, il n'y en a quasiment aucun. On tient ça de 2 québécoises qu'on rencontrera à Miquelon, sur leur vélo, et qui venaient de passer quelques jours au Labrador. Oui oui, toujours en vélo. Pourquoi pas me direz-vous? Montées sur le pouce par des truckers compatissants, elles se sont tapé un bon bout de brousse à la force des molets au Labrador, région inhospitalières s'il en est. Chapeau les filles. Surtout qu'ensuite, elle ont enchaîné avec la traversée de tout Terre Neuve, pour finalement se retrouver à Miquelon pour je ne sais quelle raison. A ce niveau anyway, la raison n'a que peu à voir dans l'histoire... Donc, tout ça pour dire que la chasse aux icebergs s'est soldée par on constat d'échec. Peu importe, ça fera toujours bien rire les habitants de Fogo quand on leur racontera pourquoi on se retrouve chez eux!
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Malgré nos efforts et
au prix de quelques mirages, on a beau longer toute la côte Nord
de Terre-Neuve, rien ne se montre.
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Au Nord de Terre
Neuve
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Fogo. Son île, son climat,
son airstrip. Difficile d'imaginer terrain plus isolé. Embouteillage sur le parking; non je déconne. si on fait la somme de tous les avions qui ont dû se poser en 1 an, je suis sûr qu'ils tiennent tous - et ce n'est pas que le parking soit bien grand... Pas de tour, pas d'AFIS, pas de pompe, et même pas un aéroclub. Rien. Juste 2 lests dans le fossé pour faire tenir le coucou sur le tarmac pendant la nuit. Le strict minimum. Et pourtant la piste est nickel. Un bon 800m, parfaite, et même éclairée! Que demande le peuple? Sitôt atterri, on fait
nos sacs pour la soirée; et une voiture s'arrête devant la
grille. 5 minutes. Toujours là. «We saw a plane landing. We though there was an emergency» Cette phrase, hors contexte,
peut être dure à saisir. C,est finalement en voyant l'acharnement
avec lequel ces 2 personnes vont nous montrer le NOUVEL hôpital
de l'île que l'on comprendra le sens de leurs propos.
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"Airstrip" de Fogo
Un bon spot de camping en vue...
«we saw a plane landing,
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Anyway, ça nous apporte
un lift au pied levé, c'est toujours bon à prendre! Alors
cessons de nous moquer de ces braves habitants de Fogo, et en voiture
Simone! Un second lift finit par nous emmener au Village, au Port. Une fille bien sympa, originaire de l'île, mais qui étudie à St John'S. Elle revient sur l'île pour ne pas rater le célèbre festival estival de Fogo. Vraiment populaire paraît-il. Tiens, question inutilement moqueuse (vous savez bien que c'est juste pour vous faire rire) : Combien Google donne de résultats pour une recherche sur cet événement annuel? En attendant, un autre événement anime le village : la partie de Baseball bien sur! Délicieusement surréaliste, avec des parfums de «La Grande Séduction», ce rendez-vous des gars du village en tenue bigarrée, loin des clichés marketings et télévisuels, nous offre un spectacle vraiment inattendu. Qui ne nous aurait peut-être pas fait sourire ailleurs. Qui ne nous aurait certainement pas fait autant réfléchir ailleurs, non plus.
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Dans une galaxie
loin de chez vous
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Puis avec le soleil qui descend
sur l'horizon, nous retournons au village par la plage de galets. Chaque
maison renvoie une couleur chaleureuse et rude à la fois. Un peu
comme le climat qui doit beigner cette île perdue au Nord.
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Le stricit minimum
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A la recherche d'un restaurant
pour compléter la soirée, tous les avis que lOn peut glanner
convergence : LE RESTAURANT CHINOIS! Oui, on aurait a priori plutôt
chercé un bon reso de poisson, fruits de mer ou je ne sais quoi.
Quelque chose de tüpisch, de local. Mais non, rien. De toutes façons,
la plupart des échoppes sont déjà fermées.
Ferment à 18h00, et comme il y a 1:30 de décalage avec Montréal...
on se fait vite avoir! Mais au moins 4 personnes nous
ont indiqué le chinois. Alors allons-y, au moins c'est inattendu! Et puis le soleil disparaissant, c'est la difficile quête du'un lift de nuit à laquelle on doit s'attaqué, restant sur la mauvaie surprise des Iles de la Madeleine passé 21h00.
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C'est finalement en faisant le forcing à la station essence qu'on finit par décrocher un lift par un bon gars qui chauffait un gros pickup des familles. Il nous reconduit à l'aéroport, un peu héberlué par notre apparition. (et nous bien satisfaits de la sienne) Le soleil a déjà
depuis un moment disparu derrière l'horizon, mais une envie soudaine
de le faire se relever nous prend. Avant de monter la tente, pourquoi
pas s'offrir un petit vol de nuit et profiter encore un peu de quelques
minutes intenses sur cette île du bout du monde?
Par précaution, je maintiens
la piste allumée,
et toujours en contact visuel. De toutes façon, pas facile de la
perdre de vue! Finalement on rentre, heureux de ces quelques minutes volées.
Atterrissage, remballage de l'avion. Puis on on sort la tente et on va
s'installer en bout de piste, tout près du lac, un spot qu'on avait
repéré en atterrissant l'après-midi. «Il reste un peu de bonheur, je vous le met quand même?»
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Vol de nuit
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Départ de Fogo le lendemain
aux aurores. Gander est à moins d'une heure de vol, on va pouvoir
ravitailler, normalement dans de meilleures conditions qu'à Deer-Lake. Juste dans nos fesse un trafic
s'aligne en finale. Puis atterrit, et roule jusqu'au parking devant nos
yeux grands ouverts : Après avoir réussi à réveiller le pompiste de Deer-Lake (qui dormait su'a switch comme on dit icitte), on fait le plein et on s'occupe des douanes. Très accomodants, il suffira apparememnt de prévenir la Tour de St Pierre et il n'y aura pas de soucis. Fine. Alors on remet les gaz et on repart plein Sud!
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Disproportions
Tu vas t'en sortir, Washington... |
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On repart aussitôt. Pas question de traîner, on a encore du chaemin. D'abord pour arriver à St Pierre. Et ensuite pour rentrer au bercail, à plusieurs milliers de kilomètre d'ici... Traversée de l'Ile de Terre Neuve par le centre. Rien à perte de vue. Même pas la queue d'un orginal. Pourtant on n,a vraiment rien d'autre à faire que d'observer tout mouvement suspect au sol. Bon, ok, tout mouvement... tout court. Peut-être vole-ton trop haut? Bah, j'ai pas trop envie de voler vraiment très bas non plus, étant donné l'hostilité de la région. Avec le recul, je regrette un peu de ne pas avoir essayé, mais c'est sûrement mieux ainsi.
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Lacs, forêts et prairies
Quelques nuages se joignent à la fête
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Derrière, Andy pique un petit somme. C'est que l'intérieur de Terre Neuve est un peu momotone, et le trajet est encore long pour descendre vers la France...
C'EST TOUT POUR AJOURD'HUI |
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