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Saguenay
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Un an plus tard >
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Premier vrai voyage
aérien au dessus du Québec :
Montréal - Chicoutimi.
Départ le vendredi après-midi, accueil par mes amis de Jonquière,
ballade sur place le samedi matin, dégustation de homards, petit
survol de la région, et retour avant la nuit à St Hubert.
Le voyage devait se faire 2 semaines plus tôt, sur une fin de semaine
complète, avec randonnée dans les Monts Vallins. Mais la
météo en a décidé autrement.
Andréas, Paul et Omid sont de la partie cette fois. Départ
du boulot à 14h40. C'est parti pour une redécouverte de
ces régions magnifiques, un an après mon 1er contact avec
elles, sur le pouce et avec les moyens du bord.
Cette fois-ci les moyens à bord du Cessna 172 C-FIQX sont une navigation
vraiment bien préparée, un bilan météo complet,
un bilan de masse serré mais sécuritaire, un GPS de poche
histoire d'estimer ma vitesse vraie (donc le vent de face), un appareil
photo pas mal équipé et 3 bons amis.
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Départ
17h00 de St Hubert.
24R, vent du Sud Ouest, parfait pour la remontée du St Laurent.
On longe la rive Sud, entre soleil et nuages, entre TML de Montréal
et fréquence en route.
Après la précipitation du départ, il est temps
de souffler.
Pas d'arrêt prévu pour refuel, on a 38 gallons dans les
réservoirs.
OK, on doit être limite hors masse au d.collage. Mais au moins
on a de l'autonomie! |
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Passage
par Québec, en longeant la rive Sud du St Laurent.
Descente vers 2000ft sous contrôle du TML puis de la Tour de
St Jean.
A notre demande, ils nous autorisent un passage le long de la Vielle
Ville à 1500ft.
Survol des 2 ponts de Québec, plaines d'Abraham, Vieille Ville,
Frontenac, le Port.
2 minutes plus tard, les Chutes de Montomrency, et l'Ile d'Orléans.
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le voyage se
poursuit le long de Charlevoix. Magique.
Cap Tourmente et la voie de chemin de fer qui long le St Laurent,
au pied de la montagne.
Baie St Paul, qui visiblement était sous une méchante
averse lors de notre passage au dessus de l'Ile aux Coudres.
L'aéroport de Charlevoix, La Malbaie, St Siméon... et
tellement de montagnes qui s'étendent vers le Nord-Ouest, des
Grands Jardins et hautes Gorges jusqu'en Abitibi. |
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Enfin
le Fjord du Saguenay se découvre, dans l'axe du soleil.
Petit tour au dessus des baleines aux Grandes Bergeronnes, avec au
passage obligé en verticale de la piste au bord du Fleuve.
(1500ft de long, officiellement trop court...)
De retour à Tadoussac, on s'engouffre dans le Fjord, majestueux. |
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La remontée du Saguenay est splendide. Sitôt passé Tadoussac,
des montagnes de 3000ft recouvertes d'arbres bordent le Fjord, s'y jetant
à pic.
Au bout de quelques minutes, une forte brume se lève. La visibilité
tombe. Les montagnes s'estompent et disparaissent bientôt de chaque
côté du fleuve, tandis qu'une odeur de roussi envahit la cabine...
C'est en fait la fumée des incendies qui sévissent au Nord
Ouest du Lac St Jean qui remplit le Saguenay.
Si je monte, je perd tout contact visuel avec les montagnes. Si je reste
au milieu du fleuve, aucun recours en cas de panne moteur. Cruel dilemne... |
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1/2
mile de visibilité.
Heureusement, je connais un peu la région.
Petit guidage radar par la Tour de St Honoré, qui pour m'aider
va même faire clignoter la piste!
Contact visuel, fin du stress.
Sur place, Christian est déjà en route pour nous ramener
à l'auberge de Jonquière, où Fabienne (et Perle!)
nous attendent. Tourtière du Lac St Jean, soirée autour
du feu. Bonheur. |
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On repart en famille
dans le combi WW piloté par Christian, jusqu'à St
Honoré.
C'est parti pour un petit vol local avec Fabienne et Christian,
avec en plus à bord un invité de marque : Paul Martin!
Si si, véridique!
Sous contrôle des militaires de Bagotville, quelques cercles
au dessus de l'auberge "L'Abri", pour faire coucou à
Perle et Peanut.
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Et
on repart pour le vol de retour.
Le Saguenay est légèrement moins bouché aujourd'hui.
Un pilote anxieux vers le Lac St jean nous demande si notre visibilité
est meilleure que la sienne. J'en doute, mais donnons lui un peu d'espoir! |
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On
décide de quitter le Saguenay pour couper droit sur le bas
du Lac St Jean. Une mer de brume le recouvre évidemment, donnant
un "tout blanc" à faire tourner la tête. L'occasion
de vérifier les bases du PSV. (ou IFR) Puis c'est la route
155 qui se présente, plein Sud.
On quitte donc la brunante pour tâter de la brousse, rivières,
lac et sapins à perte de vue (la brume aidant d'ailleurs à
la perdre pour de bon) |
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Descente du St
Maurice.
Une rivière, un canyon, une route.
De quoi s'amuser un peu en toute sécurité (et avec
un bon alibi pour ne pas voler aux hauteurs règlementaires!)
La nature est partout. On se sent petit. Très petit. Mais
rapide, la terre, les arbres et l'eau défilant bien plus
vite quand on s'en rapproche.
A mi-chemin : La Tuque. Lieu improbable pour manger un poutine,
perdu dans la forêt. Ca ne sera pas pour cette fois, Montréal
nous attend avant la nuit.
Parc de la Mauricie. Le soleil descend sur la forêt.
Puis la civilisation renaît : St Georges, Shawinigan, Trois
Rivières. Le St Laurent. Sorel, et enfin St Hubert.
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Quelques secondes
avant l'atterrissage, Un avion surgit sur la piste. Remise des gaz
d'urgence. La Tour juge l'atterro possible. En effet. 100m derrière
le Cessna qui décole en tout hâte, ça passe.
Me rappellant au passage aux désagréables sensations
des turbuences liées au souffle hélicoïdal (1ère
leçon de vol en formation). Merci qui? Merci Philippe!
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